Méditations culturelles de l’âme

Sur un plan personnel, j’ai été présent en même temps que plutôt absent, à distance, sur les sites du congrès. Mais je dois dire que j’ai été très fier d’être de l’aventure. Ce que j’ai vu, senti et médité tout au long du congrès m’a fait entrer dans un état de communion intense. C’était un congrès à l’âme très présente, qui me cherchait, qui me rejoignait beaucoup intérieurement. C’était un congrès résolument Sourd Québécois! Les manifestations artistiques étaient d’ailleurs très inspirantes à ce titre, à commencer par la peinture-bannière du congrès.

Alors, puisque j’ai pris la semaine d’avant pour arriver de Montréal… en bicyclette, jusqu’à Québec – quatre jours et demi -… C’était une sensation spéciale qui me guettait à mon arrivée à Québec. C’était déjà fini pour moi en quelque sorte – mentalement -, et ce n’était même pas encore commencé… Imaginez la sensation d’éternité! Mais en quittant Québec le corps léger, alors que j’étais assis sur la voie du passager à l’avant, je poursuivais de plus belle mes réflexions sur l’Option Sourde que je destine, parmi une multitude de personnes obscures, à s’ouvrir au monde. J’étais dans un état de plénitude, même si j’éprouvais en même temps une fatigue diffuse, parfois envahissante. La communauté Sourde ne demande qu’à sortir de la grande noirceur!